Dimanche 7 Fevrier (Archives.)

Fucked Up.

Je déteste l'amertume des longs couloirs d'hôpital, ceux qui mènent toujours a une porte a deux battants. Ces portes-même que les infirmières vous écartent en souriant. "Deux portes pour toi toute seule." Je pense que, si j'avais été enceinte j'aurais été plus large, conasse. "Merci." Mais je ne le suis pas et j'ai encore maigris. Je mange comme quatre pour remplir un vide qui n'en finit pas de s'étendre. Aouch, j'ai encore éparpillé mon intérieur. Je m'imagine, alors que je poireaute dans cette salle d'attente, que je ramasse mes organes sur le carrelage glissant. Mon dieu que le ciel est vide aujourd'hui qu'il pleut.


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Hors de ses gonds.

Je me sens comme extérieure a moi-même. Si bien que je n'ai su m'expliquer la dernière fois qu'en évoquant mon ras-le-bol d'elle. Et elle, c'est moi. C'est comme si une main sortie d'un Burton bien chaud m'avais tiré hors de la grande scène qu'est ma vie, pour me poster en coulisse, sur e banc de touche. Je suis passée d'actrice a spectateur anonyme, un nombre de plus sur la liste de place. Et me yeux se troublent. L'immobilité ronge mes os comme une maladie implacable, souveraine, expiant chacun de mes souffles avec un calcul malsain.
C'est une bien triste mise-en-scène et je ris encore quand j'entends parler de parti-pris. Quotidien et fluctuations écolière, voila ce qui fait ma routine. Comme la votre. Que dire ? Que j'étouffe ? Mais c'est bien trop. Il est évident que je respire, lentement et surement, promise a la vie avec une certitude presque dérangeante. Je respire, je carbure et je démarre. Et c'est a chaque carrefour que je m'enfonce un peux plus dans le cambouis. A moins que ce ne soit dans les autoroutes. J'aspire encore aux petites routes de campagne et a soupirer au son du tracto-pelle fermier.


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Trois pas dans le goudron.

Je ressentais déjà un a un les prémices de l'angoisse, de la paresse et de l'envie. J'avais besoin d'une tasse de thé pour calmer ma gorge encore sèche, toujours sèche. Respirer puis déglutir, c'était les derniers signes de vie que j'accordais a mon corps, un souffle rauque et amer suivant les remous d'une salive pâteuse qui dégoutait mon haleine. Je survivais, faisant le minimum nécessaire sans espérer beaucoup d'un avenir encore a l'état de croquis. 1332 pas depuis mon arrivée en ville. Je prefere dire treize cent trente-deux. Question de sonorité.
C'est fou le manque, ça vous prend par la gorge et vous secoue comme une prune, immortelle. Ça vous laisse ensuite retomber, un vieux gout de fer coincé entre les dernières molaires. Certes, temps passe, d'une façon régulière, éternelle et fatale. Mais on ne m'enlèvera pas de l'idée que c'est aux choses qui passent qu'on se fait le moins.



Dimanche 7 Fevrier (Archives.)

# Posté le dimanche 07 février 2010 06:09

Samedi 6 Fevrier 2010

Samedi 6 Fevrier 2010

# Posté le samedi 06 février 2010 14:18

Carole. Juste elle.

Carole. Juste elle.

Sentiment. Tout est une affaire de sentiment et ceux qui m'ont liés à toi sont tout particuliers. J'aurais pu tout aussi bien dire que tout est empathie parce qu'il y a entre nos deux mondes, un c½ur qui bat dans une unisson étrange. Une identité toute partagée.
Je me suis perdue longtemps dans des textes où s'étalait ma mémoire de l'amertume. Maintenant je me souviens de tout. De nos premiers mots comme de ceux d'un enfant nouveau, chacune étonnée, muette devant un trop de plein de conversation complice, de lettres étalées sur un écran froid qui semblait pourtant briller.
Tu connais mon vide, au final. Tu en partage un autre.
C'est ce qui fait la force je crois. Je sais que dans tes yeux je trouverais cet océan des merveilles. Je voudrais découvrir ce que j'ai perdu de toi. Les mots que je ne t'ai jamais entendu prononcer. On capture les évènements avec des appareils photos, les lentilles, des imprimantes qui tapissent grand format nos âmes sur les murs. Et moi, moi je ne t'ai jamais même vu bouger.
Tu me manques bordel.
Autant qu'une attente profonde. Cette attente-là que l'on oublie au coin des rues, celle qui se faufile dans l'obscurité profonde d'une nuit d'hiver tombée trop tôt et qui amène la juste chaleur.
Je te sais là.
Et putain de phrase n'a aucun sens. Des mots jetés dans le vide pour qui ne te connaîtrait pas.
Tu es amour. Tu es musique et sens. Voilà l'histoire.





"Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne peut s'exprimer qu'en répondant : Parce que c'était lui, parce que c'était moi." Ce sont les mots de Montaigne. Triste fatalité que de savoir que ce sont les autres qui décrivent le mieux ce que l'on ne croit connaître que soi-même.
Le voilà cet amour muet que je te voue. Tout entière alors.


# Posté le samedi 06 février 2010 07:14

Mardi 02 Janvier 2010

Mardi 02 Janvier 2010



On s'arrête d'écrire, on marque une pause et on regarde la feuille. C'est toujours comme ça. On s'arrête et on pose ses yeux sur ce ramassis de boucles, de points et de virgules. Un beau ramassis de conneries. Ce tas-là de petites lettres n'a rien d'uniforme et c'est vrai que de loin, de loin ça n'a plus aucun sens. On se demande, forcément, on se pose les questions qu'on s'est posé toujours. On secoue cette stupide obsession du mot juste pour en tirer des réponses. On se trouve réducteur d'avoir voulu tellement coincer les fourmillantes émotions entre les lignes du papier. Et on en revient toujours au même point, à se trouver immonde dans les miroir de lettres. Maudits sentiments.

MADAME TSCHISSIK. - « Wie mies ist mir vor tout l'univers ! »

Avancer dans un tunnel avec quelqu'un à ses trousses, c'est cette aigre sensation qui se grave dans la peau. Si tu regardes en arrière ne serais-ce qu'une seconde, seulement cette putain de seconde, tu prends le risque de te rendre compte que tout a changé, que l'avenir est là à te mordre les talons. T'es là comme un con à courrir sans réfléchir. A grandes cuillères on t'en fait bouffer des discours consuméristes, on te fait devenir utilitaire. Tes grands-parents procréaient au nom de l'amour patriote, pour la sauvegarde de leur beau pays, il serait normal que leur descendance vive pour les mêmes raisons. Et leur descendance, c'est toi.

MAX. - Elle me plaît, vous en comprenez pas cela. Elle me
plaît sans raison. Je ne comprends pas qu'on puisse dire
qu'elle est laide, elle n'est pas laide, elle est différente, elle
est étrange et j'aime étrangeté. Personne ne voudra
peut-être jamais d'elle et c'est cela, certainement, qui me
séduit le plus profondément...

Ils pensent quoi ceux-là de l'amour ? La nouvelle jeunesse, ces atrophiés du sentiment, ceux qui baisent et qui jettent ? Marchent-ils encore avec des stéréotypes de séries télévisées à scénario bon marché ? Ils se nourrissent aux clichés. Ils ont des culs remuant au fond de leurs yeux, ce sont des fantasmes sur pattes, des îlots de sexe sans plus d'affinités. C'est pas que les préservatifs soient moins cher que les supposés cadeaux de St Valentin. C'est pas non plus qu'un orgasme manqué soit moins douloureux qu'on amour qui s'évade. Non, du moins je ne le crois pas. Ceux-là même, je pense, n'y ont pas trempé les lèvres au calice des désirs fougueux. Ils rêvent de mannequins quand tu t'enflammes pour un regard. Et ne comprennent pas, ne comprennent jamais que tu puisses gribouiller à chaque heure de la journée sur tous les coins de feuilles en pensant toujours, en pensant seulement, à deux yeux brulants sur ta peau délicate.



# Posté le mardi 02 février 2010 13:43

Modifié le lundi 08 février 2010 14:52

Dimanche 17 Janvier 2010 (bis)

Dimanche 17 Janvier 2010 (bis)

Charles Vosvek est un crachat dans le néant. Une saloperie de branlette dans le Far West de ta conscience.


# Posté le dimanche 17 janvier 2010 14:49