A TROIS ON S'OUBLIE.

 A TROIS ON S'OUBLIE.



Je pourrais écraser une clope entre tes deux sourcils. Entendre seulement le sifflement de ta peau en train de brûler. Ce ne serait pas bien. Mais de toute évidence ni toi ni moi n'avons jamais été doué pour le psychologiquement correct. C'est pas faute d'avoir essayé, les sourires, les dents blanches à croquer du loup. Je pourrais après cela te faire un signe de la tête juste un, et tu te lèverais. Ce ne serait presque rien, juste un souffle de domination à exploiter encore. Mais ça me procurerais le plaisir que j'ai perdu ces derniers jours, une dose supplémentaire de testostérone.

On ne joue pas avec les mots. C'est ça la promesse. Plus de double jeu et de messes basses. Juste des lèvres dans un mouvement presque réguliers et des sons qui n'avancent que des vérités.

# Posté le jeudi 12 novembre 2009 13:25

Modifié le jeudi 12 novembre 2009 13:38

JE T'EXPLIQUE ?

Oké. Comprends moi une seconde. Je suis seule aussi parce que l'amour que j'éprouvais pour quelqu'un et qui était une de mes raisons de vivre a foutu le camp. J'ai des projets d'avenir bancaux, mais j'en ai certes. Mon inspiration à laquelle je tiens plus qu'à mes yeux a aussi foutu le camp. Mon ex n'a pas assez de couilles pour tenir tout seul les résolutions qu'on avait tenu à deux. Je me lasse de la connerie de mes amis et je suis trop exigeante pour en trouver des nouveaux à mon goût. Je suis née fille alors que je ne me suis jamais senti aussi à l'aise que dans un milieu de mecs. Ma prof de philo m'a annoncé que mon chat ne m'aimais pas, et jusqu'à maintenant ça me remontais un peu le moral. Il fait tellement froid dans ma chambre que mon pied gauche est engourdi. Une fille me porte un intérêt hors de contexte et sans que je le veuille. J'ai pas voulu faire l'amour pendant plusieurs mois et maintenant ça me gênerait pas tant que ça. Je n'ai pas un seul muscle mais j'adorerais faire saigner quelqu'un juste en frappant sa tête contre un mur. La seule personne à qui j'accorde un personne à qui j'offre un peu de mon temps parce qu'elle le demande expressément, c'est ma mère. Je risque de ne plus être considérée comme faisant partie de ma famille parce que je n'écris pas à ma grand mère. Le seul homme dont je tolère encore l'amour, c'est mon père. Je dois trier les musiques dans mon mp3 pour pas pleurer en public. J'ai mes règles. J'ai oublié ce que ça faisait d'embrasser quelqu'un avec envie. Mon occupation pour le prochain weekend ne sera pas d'aller chez toi mais d'aller voir un mec que je connais vaguement jouer des musiques de jeux vidéo pour l'anniversaire d'une boutique. Il m'invite à l'apéro mais de toute façon je ne bois pas. Les amies avec les quelles j'ai le plus parlé ces derniers mois sont à des kilomètres, ne connaissent presque rien de ma vie et sont plus malheureuses que moi. Mais elles me répètent qu'elle m'aiment et que je peux compter sur elles. Mais ça ne compte pas parce qu'elles se résument à des mots sur un clavier. J'aimerais pouvoir avoir un mec juste pour une histoire de physique mais ça ne marche pas avec moi, c'est comme les fêtes, pas dans ma nature. Un peu comme dans la chanson de Placebo où il disait 'Never thought you'll fuck with my brain' j'attends un mec qui arrive à mettre en pause mon cerveau juste le temps de le regarder. Je sais pas s'il existe mais il est pas encore arrivé. Je continue. A chaque fois que je prend la paroles en classe, le fond tousse. Décidément mon pied gauche ne répond plus. J'ai un tatouage sur la nuque qui résume tout ce que j'attends de ma vie et personne, personne ne l'a compris. Je suis entourée de jeunes qui croient que boire fumer et baiser est une fin en soi et une forme de rébellion alors que ce n'est que le contraire. Et pour finir que tu sois dans le même état je m'en contrefout parce que j'ai décidé d'être exclusivement égoïste. Ça évite des emmerdes.



JE T'EXPLIQUE ?

# Posté le mercredi 11 novembre 2009 08:29

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 08:45

NOUVEAUTÉS


Je suis accompagné d'un nouvel appareil, du coup, nouveau deviantart.
et par la même occasion je stationne sur blogspot.
Mais je resterais ici pour ces multiples flemmards qui n'iront jamais me voir là-bas.

Bien à vous.




NOUVEAUTÉS

# Posté le dimanche 08 novembre 2009 07:51

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 08:05

ALLÉGORIE DE L'ÊTRE : VLAD. SAMIOVICH

ALLÉGORIE DE L'ÊTRE : VLAD. SAMIOVICH
Varsovie est une ville construite comme un roc d'où s'échappent un bon millier de routes de campagne. L'une d'elle mène tout droit à une bourgade peu connu avec un de ce noms imprononçable pour les occidentaux. La vie y est simple, campagnarde au possible, brinquebalée entre la traite des vaches et les naissances nombreuses. Vlad y est née un soir d'hiver rude comme il n'en existe que dans l'Est. Prénommée Vladimia en dérivé du nom de son grand-père, elle ne se résoudra jamais vraiment à assumer son prénom. Son enfance se fait sans encombre, la scolarité n'étant pas une source de revenu et donc pas une priorité, Vlad. reste pour aider sa mère dans la ferme familiale. Les années passent calmement jusqu'à ce que son père décide qu'elle est en âge d'accompagner la prochaine cargaison jusqu'à la ville. Cette excursion autorisée marquera sa mémoire et celle de sa famille puisque c'est ce jours-là qu'elle s'enfuit et cesse de leur donner des nouvelles. Elle est alors agée de 16ans et découvre à travers ses pupilles ce qui lui paraît être le nouveau monde. Elle traîne durant plusieurs semaines dans les rues, goûtant aux délices du sexe de la drogue et du rock'n'roll, jusqu'à que sont joli minois lui attire un ange gardien, un vieux polonais usé par la vie la prend sous son aile et lui apprend les subtilités de la culture et du savoir.Se crée une relation strictement limitée à celle d'un père et d'une fille, le vieil homme est conscient qu'il est bien trop vieux pour entamer avec elle une relation humaine plus importante. Il l'éduque au grand monde durant deux ans, lui enseignant les bases du théâtre et de la danse avant de décider d'user ses dernière économies pour l'envoyer aux États-Unis, Terre de tout les rêves, au sein de la San Francisco State University, en espérant qu'elle y trouveras sa place. Là-bas le milliers de lumière palpitant dans toutes les vitrines lui font croire à un paradis terrestre. Vlad. s'accorde quelques jours de visite, logée dans un hôtel, pour visiter sa nouvelle ville. Elle découvre les lieux avec l'excitation d'un enfant, s'achète quelques pellicules et photographie ce qui l'entoure, s'en suit quelques emplettes en biscuits et cigarettes. Et alors enfin, enfin elle se senti chez elle.


&elle.


Curiosité : Voilà une chose mille fois répétée, la curiosité est un vilain défaut. Mais pas celle-là, pas celle qui mène le bout du nez des gens à aller se fourrer dans les livres. Ces grands tas de papier reliés de cuir, pour peu qu'ils recèlent un petit bout de notre culture, passionnent la jeune fille. Peut-être à cause d'une carence scolaire durant son enfance, elle emmagasine les informations avec l'assiduité d'une fourmi au travail, que dis-je, d'un rat de bibliothèque. Menant les conversations par des chemins sinueux où elle manque rarement de faire partager son savoir.
Patience : En temps normal, et dieu sait à quel point la routine universitaire peut devenir normale, le calme semble pulser dans les veines de notre polonaise. Posée, voilà, c'est un de ces mots tout justes faits à sa mesure. De sa voix jusqu'à sa démarche, elle est posée, là sur le sol comme nul autre part, elle est présente et présente et attentive, sans jamais l'ennui. Dans l'attente elle semble gagner l'innocence de ses enfants aux grands yeux que l'on croise parfois dans les cabinets des médecins, à la fois impassibles et pourvus d'une folle vigilance.
Générosité : Tu le veux ? Et bien prends-le, qui t'en empêche. Vlad s'est appropriée le monde dès sa naissance, il était à elle tout entier, il ne lui restait plus qu'à le distribuer. Que ce soit en temps, en sourires ou en gestes, la générosité fait partie intégrante d'elle, sans pour autant se faire trop remarquer. Les générosités extravagantes mettent mal à l'aise les gens qui en bénéficient, ne sont là que pour être rendues, ne sont que de fausses gentillesses. À dire vrai, on ne profite vraiment que des actions discrètes, offertes à la dérobée.
Imagination-Créativité : Un monde neuf semble vaciller au fond de ses yeux, si bien qu'à chacun de ses soupirs il semble y germer une nouvelle idée. L'univers de la jeune polonaise est un moteur, ce qui lui permet de tenir quand tout chavire, ça a tout de quelque chose d'interne, tournant aux alentours du c½ur, aux couleurs pastels et aux sons d'enfance peut-être, qui l'aide à poser un regard sur de qui l'entoure. Tout ce qui lui appartient en est éclaboussé, elle crée et modifie tout à son goût, elle est un être fait sur-(dé)mesure.
Agilité : Sûrement dû à son attirance envers les Arts du Spectacle (Théâtre, Cirque, Danse..), Vlad est pourvue d'une agilité aussi physique que mentale. Elle est potentiellement adaptable, situation après situation, elle crée personnages et positions. Et si cela devait s'allier d'obligation, elle est gracieuse, élastique, féline même, virtuose de la danse, et si elle le voulait, de la séduction.
Phobique : Le mot n'est pas très français, je le conçoit (à moins qu'il en le soit ?), mais ce que à quoi nous faisons allusion n'a rien à voir avec le fait d'être peureux. La jeune fille est phobique, prise d'une peur violente, parfois dangereuse, en faveur de certains sujets. Le plus flagrant est celui de l'hôpital, sans aucun lien avec un peur possible des seringues (l'évidence apparaît par la suite)ce lieu provoque de grosses crise chez elle, ensuite par ordre de grandeur viennent les pièces aux murs rouges, l'odeur marquée du café et les chiens de petite taille.
Amertume : Plus forte les jours de pluie je crois, une âpre mélancolie s'empare régulièrement de Vladimia. Des cernes viennent marquer sont visage et son regard se plait à se perdre par la fenêtre. Durant ses périodes, elle fait preuve d'un mutisme très résistant, semble faire abstraction de ceux qui l'entourent, elle engloutit des litres de thé et passe de longues nuits d'insomniaque, les yeux vissés au plafond.
Droguée : L'ultime péché. Elle y est tombée la tête la première il y a de ça quelques années. Depuis, ses bras témoignent des doses d'héroïne qu'elle s'envoie dans le sang à intervalles réguliers, comme un horloge qu'on remonte et qu'on astique pour éviter qu'elle rouille. Il n'y a pas beaucoup de signes qui pourraient permettre de le savoir, elle est svelte de nature et paraît en bonne santé.

Vlad est quelqu'un dans la force de l'âge. C'est une phrase que l'on utilise pour parler des vieux, mais que l'on se le dise, la force de l'âge naît à l'approche de la vingtaine et nous quitte dix ans plus tard en même temps que nos illusions. Son corps est fin, comme dessiné d'un seul trait, sans accroche, les os bien à leur place, le c½ur aussi. Une peau pâle usinée de nombreux tatouages, rien d'autre que des souvenirs ramenés d'ailleurs. Son visage est suavement encadré par des cheveux blonds, à l'occasion colorés, et s'illumine grâce à ses yeux d'un vert profond laçant des regard droits dépourvus de mensonges. Sa démarche est légère, souple presque artistique, quelque chose d'une danse ou bien d'une nage, oui, avec une touche d'aquatique dans le mouvement, tandis qu'en rythme avec ses pas ses phalanges s'ouvrent et se referment, serrant leur emprise chaque fois un peu plus. Il est rare qu'il n'y aie pas un jour où elle porte des lunettes de soleil ou de vue, et si ce n'est sur son nez c'est au moins dans la poche droite de son sac.



&les autres.

Elle n'appartient à aucun groupe, un peu volontairement d'ailleurs. Elle ne s'est jamais sentie vraiment à l'aise dans des personnalités dessinées d'avance, n'a pas sû définir à quel groupe elle aurait pu appartenir. Cependant elle ne cultive aucun rejet à l'égard des autres personnes. Une légère fascination même à voir ces gens-là si sûrs d'eux.
Les relations avec Vlad ont toujours été aléatoires, régies par aucune règle. Les gens sont trop changeant pour que l'on puisse vraiment savoir par quel côté les prendre. Vladimia sait vivre, elle fait facilement connaissance avec son entourage dans les fêtes ou à la terrasse d'un café. Mais une fois les relations engagées, les têtes à têtes prennent toujours des formes très différentes. Du jeu à la consolation, elle sait se faire à toutes les situations et à toutes les personnes. Et si parfois on ne l'aime pas, elle n'a rien de faible, ne se laisse pas abattre. Est là. Elle varie les gens et les relations, les histoires d'un soir aux amitiés fatales, rien n'y échappe. Après tout l'humain et un animal sociable.

# Posté le dimanche 08 novembre 2009 06:42

DE LA QUESTION D'ALLER BIEN.

DE LA QUESTION D'ALLER BIEN.




J'ai le corps dans un état pitoyable.
Ma température fait des aller-retours tandis que ma tension baisse à tout bout de champ.
J'ai toujours froid, constamment.
Je mange, comme quatre ou même comme seize, sans jamais me remplir.
Je n'arrive pas à sourire.
De toute façon j'ai envie de vomir, envie de crier.
Et je me sens mourir à chaque seconde.
Alors non tu vois, je ne suis pas vraiment heureuse.

# Posté le dimanche 01 novembre 2009 13:22